Le marché des voitures de tourisme neuves a entamé les importantes affaires de printemps avec un mois de mars légèrement plus faible que l'année dernière. Les 23'467 voitures neuves enregistrées en mars représentent une baisse de 6,8 % par rapport au même mois de l'année précédente avec 25'184 immatriculations.

 

 

Partager cet article :

Au cours des trois premiers mois de l'année, 57'224 voitures de tourisme neuves ont été mises en circulation dans les deux pays, soit 1'595 ou 2,7 % de moins qu'au premier trimestre 2023. 33'441 ou 58,4 % disposent d'une propulsion hybride, électrique, à gaz ou à hydrogène. Les entraînements alternatifs ont augmenté leur part de marché de 4,4 points de pourcentage en une année. Ce sont surtout les motorisations hybrides non rechargeables sur le réseau électrique qui ont progressé (17'677, +8,8 %); elles représentent maintenant 30,9 % de toutes les voitures neuves (+3,3 %). Les modèles électriques à batterie sont légèrement supérieurs au niveau de l'année précédente (10'424, +1,7 %) et représentent 18,2 % du marché, soit 0,8 point de plus qu'il y a un an. Les hybrides plug-in ont progressé un peu plus (5'329, +2,4 %) et représentent 9,3 % (+0,5 %) du marché après trois mois.

« Le retard sur l'année précédente après trois mois est certes regrettable, mais avec près de 1'600 véhicules, il n'est pas très grand », analyse Christoph Wolnik, directeur adjoint d'auto-suisse. « Il correspond aux nouvelles immatriculations moyennes d'un à deux jours ouvrables. Il est donc tout à fait possible de le rattraper dans le courant de l'année ». Il est maintenant important que les affaires de printemps s'accélèrent, ce qu'elles font généralement avec les températures plus chaudes à partir d'avril, poursuit Wolnik.

Loi sur le CO2 : revirement positif à la dernière minute

Le dernier jour de la session de printemps, le Conseil national et le Conseil des États ont adopté la future loi sur le CO2, qui doit entrer en vigueur en 2025. La position pragmatique du Conseil des États a fini par s'imposer lors de la conférence de conciliation, et la loi a pris un revirement positif à la dernière minute. Cette décision a été précédée de longues heures de débats dans les deux chambres et d'une procédure d'élimination des divergences entre les deux conseils. Les valeurs cibles moyennes de CO2 pour les voitures de tourisme et de livraison neuves ainsi que pour les véhicules utilitaires lourds correspondent désormais largement aux exigences européennes.

Pour le président d'auto-suisse, Peter Grünenfelder, c'est une bonne nouvelle : « Des réglementations supplémentaires faites maison au niveau fédéral représenteraient une « finition suisse » extrêmement coûteuse et entraîneraient un renchérissement massif de la mobilité individuelle et commerciale comparé à nos voisins européens ». Outre les entreprises commerciales, de tels coûts supplémentaires pour la mobilité affecteraient surtout la classe moyenne, dit Grünenfelder: « C'est les mêmes partis qui, lors de l'examen de la loi sur le CO2, voulaient édicter des réglementations suisses supplémentaires coûteuses au détriment des familles et des PME, en ignorant systématiquement la réalité de la production automobile européenne, où l'on ne construit pas de véhicules spécifiquement pour la Suisse, qui ne cessent de se plaindre de la situation financière de la classe moyenne ». Il faut dorénavant plus de cohérence politique et moins de contradictions, conclut Peter Grünenfelder.

 

Les chiffres en détail répertoriés par marques sont disponibles sous www.auto.swiss . Les évaluations d'auto-suisse se basent sur les enquêtes de la Confédération, les données peuvent être provisoires et non finalisées.

Ajouter un commentaire
Veuillez calculer 3 plus 7.