Le Parlement veut freiner l'extension du 30 km/h dans les villes. Après le Conseil national, le Conseil des Etats a adopté début mars une motion visant à préciser la désignation des routes et leur importance à l'intérieur des localités.

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L'auteur de la motion Peter Schilliger (PLR/LU) déplore le fait que le 30 km/h s'étende « de manière chaotique » dans de nombreuses villes et communes, y compris sur les routes « à orientation trafic ». Sur ces routes principales, la vitesse devrait être partout limitée à 50 km/h, à quelques exceptions près.

Le Lucernois ne remet toutefois pas en question la limitation sur les routes d'intérêt local, qui peut être fixée à 30 km/h si les riverains ou les autorités locales le souhaitent. Ni les zones 30 et 20 dans les quartiers résidentiels.

Le Conseil des Etats estime aussi judicieux de clarifier dans la loi sur la circulation routière les limitations de vitesse correspondantes sur les routes de localités. La gauche et quelques élus du Centre se sont opposés à cette proposition.

Le TCS salue la décision du Parlement fédéral

Le TCS salue cette décision pragmatique qui respecte la volonté populaire et qui devra mettre un frein à la généralisation du 30 km/h en localité. En adoptant la motion Schilliger avec une large majorité dans les deux chambres, le Parlement donne un mandat clair au Conseil fédéral : le cadre législatif doit être adapté et précisé pour garantir la hiérarchie et la fonctionnalité du réseau à l’intérieur et à l’extérieur des localités.

« Le respect de la hiérarchie des routes est essentiel à leur fonctionnement. Une vitesse différenciée en fonction de la situation ainsi que des règles homogènes dans toute la Suisse sont dès lors cruciales » explique Peter Goetschi, Président central du TCS. « Malgré cela, plusieurs villes tentent d’imposer une généralisation du 30 km/h à l’encontre du bon sens et déclenchent de nombreuses oppositions sous forme d’initiatives populaires, de pétitions, de référendums et d’interventions parlementaires au niveau communal et cantonal. Je me réjouis que cette décision du Parlement qui doit maintenant déboucher sur un cadre juridique clair à ce sujet ».

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