Lors du mobility-forum à Berne, des spécialistes ont discuté de la question de savoir si la mobilité du futur disposera de suffisamment d'énergie. Conclusion : les défis sont grands, mais l'objectif de la neutralité climatique en 2050 est réalisable.

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« Efficacité énergétique - entre euphorie électrique et pénuries d'approvisionnement » : c'est sur cette thématique que le Mobility-Forum a invité cette année à Berne des experts en énergie, des moniteurs/trices de conduite et d'autres personnes intéressées par la mobilité. Le contexte de la discussion comporte deux dimensions temporelles très différentes : A court terme, la menace d'une pénurie d'électricité, à long terme, l'objectif zéro net (en termes de CO2) d'ici 2050. Voici quelques-uns des messages clés des intervenants :

Urs Gasche, ex-conseiller national, ancien président du conseil d'administration du fournisseur d'électricité FMB, président Quality Alliance Eco-Drive :

« En 2050, la mobilité électrique représentera environ 18 % de la consommation totale d'électricité. Mais elle est insignifiante pour la pénurie d'électricité actuelle. »

Martin Winder, chef de projet Politique des transports ATE :

« La production de batteries n'est pas la seule à consommer des ressources et à nuire à l'environnement, l'extraction du pétrole aussi. »

Guido Biaggio, vice-directeur de l'Office fédéral des routes OFROU :

« La feuille de route pour la mobilité électrique prévoit déjà 20'000 stations de recharge accessibles au public en Suisse pour 2025. Aujourd'hui, nous en sommes à 6000. »

André Kirchhofer, vice-directeur de l'Association suisse des transports routiers (ASTAG) :

« Les propulsions alternatives pour les véhicules utilitaires lourds sont aujourd'hui encore des prestations de pionniers. Pour le dire de manière claire, elles sont le plus souvent financées par le budget marketing. »

Thomas Sauter-Servaes, Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW) :

« La voiture électrique seule n'est pas le véhicule du Messie. Nous restons ainsi dans la roue du hamster, notamment parce que les voitures sont toujours plus grandes et plus lourdes. Et pourtant, la place manque dans les villes. À Houston, les parkings occupent 26 % de la surface urbaine. »

Andreas Burgener, directeur de l'association des importateurs automobiles auto-suisse :

« Nos 33 membres estiment qu'ils atteindront à la fin de cette année une part de marché de 25 % pour les véhicules branchés. Et à 50 % pour les véhicules neufs d'ici 2025. »

Jean-Daniel Goetschi, Directeur mobility-forum :

« Objectivement, le moteur électrique est tout simplement le plus efficace ».

Michael Gehrken, président de l'association des moniteurs de conduite L-drive.

« Je doute qu'en 2035, on ne vende plus que des voitures électriques. »

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